Histoire du marais salant de Guérande
Après le lessivage du sable salé on obtenait une saumure, elle était ensuite versée dans des récipients en terre cuite et disposée sur des tables. Chauffée par un feu de bois la cristallisation intervenait alors rapidement. Cette technique (grande consommatrice de bois) fut petit à petit abandonnée entre le 1er et le 7ème siècle de notre ère pour laisser place à la technique solaire.
Ce sont les moines de l’abbaye de Landévennec, fondateurs en 945 du prieuré du Bourg de Batz qui construisirent les premières salines. Cette technique de production de sel fut reproduite au cours des siècles suivants sur l’ensemble du bassin Guérandais. Tout a été construit à la main par l’homme, ce travail de titan s’est achevé vers le début du XIX ème siècle . Durant cette période, 25 000 oeillets seront façonnés méticuleusement par l’homme. A son apogée, vers 1850, on recensait 2350 personnes travaillant sur le marais salant de Guérande à prendre le sel, haler, trousser, porter, rouler, chausser etc…
La production annuelle s’élevait en moyenne à 40 000 tonnes de sel avec des pics à plus de 80 000 tonnes. Le sel jusqu’au XIX ème siècle était le seul moyen de conservation des aliments.
Marie Cavalin, épouse de René BOURDIC en 1979 lors de la cueillette de Fleur de sel de Guérande sur la saline de Lénirogon, elle a 73 ans
René BOURDIC en 1948 revenant de la saline du Guillion par le village de Kervalet avec son cheval et son chargement de sel en sac
René BOURDIC lors de la prise de sel de 1979, il était alors agé de 73 ans
ENTREPRISE FAMILIALE et ARTISANALE de sel
De nos jours
On ne conserve plus les aliments dans le sel. Ainsi le Sel de Guérande est vendu essentiellement pour l’alimentation humaine. Un certain nombre d’oeillets ont disparu, il en resterait 18 000, mais seulement 14 000 oeillets sont productifs à ce jour. La production moyenne de gros sel est proche de 18 000 tonnes par an. Environ 400 paludiers travaillent à l’exploitation du sel de Guérande sur la presqu’ile Guérandaise. Les exploitations sont plus petites qu’auparavant, 40 à 60 oeillets en moyenne par paludier, contre 80 à 100 oeillets en 1970… ceci est dû à la valorisation du Gros Sel et surtout au développement commercial de la Fleur de Sel de Guérande qui représente aujourd’hui 50 % du chiffre d’affaire des paludiers.
La renommée du Sel de Guérande est telle que nous vendons 20 % de notre or blanc dans le monde entier, sous la marque LE NATURSEL.
Les évolutions
La Brouette… à roue gonflée (chambre à air). Apparue dans les années 1950, et véritable révolution, elle a changée radicalement le travail des femmes porteresses. Fini la gède.
La bâche en plastique alimentaire dans les années 70 a permis de couvrir les mulons lors des orages d’été, stoppant la fonte du sel.
Le manche en fibre de verre est apparu en 1980……beaucoup plus léger, il a remplacé le manche en bois qui était très lourd et rendait la récolte harassante. Aujourd’hui il est en carbone, encore plus léger et plus maniable.
Les tracteurs et chargeurs
Ils ont fait leur apparition en 1976 après une saison exceptionnelle, ce moyen de transport pour extraire les mulons de sel des salines en fin de récolte s’est véritablement développé lors de la saison exceptionnelle de 1989.
La pelleteuse
Indispensable de nos jours, elle réalise des travaux qu’aucun homme ne pourrait faire. Elle est utilisée pour curer les vasières, remonter les vaux et surtout boucher les brèches. Lors de la tempête Xinthia ,14 brèches importantes fermées en 1 mois.
Sélection de sel de Guérande
Le Natursel vous propose du sel de qualité en tant qu’artisan paludier
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Mélanges Mix cuisson
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Charte qualité




